À six cents kilomètres au nord-est de Vellestria, les cartes officielles se taisent, barrées d’une seule mention : banc de brouillard permanent, navigation impossible. La mention est à moitié vraie. À l’intérieur de la brume, onze îles abritent trois mille habitants, onze clans, et une langue discrète et musicale qu’aucun étranger n’a jamais pleinement apprise. Ils ont un mot, pesh, pour la patience qu’il faut à un marin pour attendre que la brume se lise à lui.
L’un de ces clans garde encore la route d’une épave dont nul n’est censé connaître l’existence. Théodor Verras y a navigué deux fois. Cora n’y a pas encore navigué une seule.
Disponible dans une saison à venir.